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 En ce moment à la télévision, à la radio...

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vartan
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MessageSujet: En ce moment à la télévision, à la radio...   Sam 14 Oct - 0:45

Un passionnant entretien (1964) avec Hannah Arendt sur Arte.
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Jolan
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MessageSujet: Re: En ce moment à la télévision, à la radio...   Sam 14 Oct - 9:04

Oui, c'était très intéressant, mais elle avait une fascination pour les Etats-Unis qui l'aveuglait totalement à ce sujet.

Et le documentaire qui précédait l'entretien était plutôt raté.

Dommage, une femme passionnante.
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vartan
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MessageSujet: Re: En ce moment à la télévision, à la radio...   Sam 14 Oct - 9:21

Les Etats-Unis ne sont pas fascinants?

Je ne suis pas sûr qu'elle fut dupe des contradictions de ce pays. Elle se définit comme une intellectuelle issue du vieux continent et jette un oeil assez neutre. Son idée que l'état-nation européen s'oppose à celle de l'état constitutionnel américain est intéressante.

Elle est restée "apatride" plus de 15 ans aux USA pour justement se forcer a rester un observateur critique de cette société, avant d'accepter la nationalité US.

Elle critique également le nationalisme des Juifs américains et leur radicalisation dans ce pays qui les a accueillis et en a fait une communauté comme une autre.

Effectivement, le reportage avant fait un peu people, ses amours avec Heidegger un peu appuyés, son oeuvre éclipsée.

Le deuxième entretien à New York de 1973 moins intéressant aussi.

Je trouve qu'elle porte un regard sur le monde de façon extrêmement lucide, ce qui lui a attiré beaucoup d'inimitiés. Par exemple oser dire au sujet du procès Eichmann qu'il est un homme banal, pas un monstre est insupportable à beaucoup. Mais sa vision dépassionnée du totalitarisme et de l'antisémitisme me paraît passionnante. Je vais la lire.
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Karajan67
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MessageSujet: Re: En ce moment à la télévision, à la radio...   Sam 14 Oct - 11:05

Pour découvrir Hannah Arendt voici une petite bio tirée de Wikipédia
(oui, je sais j'aurais la faire moi-meme Laughing mais le sujet sur les chiites me donne pas mal de boulot)

Hannah Arendt, née Johanna Arendt le 14 octobre 1906 à Linden (Allemagne) et morte le 4 décembre 1975 à New York (États-Unis), était une universitaire allemande naturalisée américaine connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme et la modernité d’un point de vue philosophique et historique. Souvent qualifiée de « philosophe », elle refusait ce terme au motif qu’il suppose une réflexion sur « l’homme » alors qu’elle travaillait sur les hommes ; elle se désignait elle-même comme professeur de théorie politique, ou political theorist.

Ses ouvrages sur le phénomène totalitaire sont étudiés dans le monde entier et sa pensée politique et philosophique occupe une place importante, de par ses livres majeur, Les Origines du totalitarisme (1951) et Condition de l’homme moderne (1958).
Hannah Arendt, née Johanna Arendt le 14 octobre 1906 à Linden (Allemagne) et morte le 4 décembre 1975 à New York (États-Unis), était une universitaire allemande naturalisée américaine connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme et la modernité d’un point de vue philosophique et historique. Souvent qualifiée de « philosophe », elle refusait ce terme au motif qu’il suppose une réflexion sur « l’homme » alors qu’elle travaillait sur les hommes ; elle se désignait elle-même comme professeur de théorie politique, ou political theorist.

Sa vie:

Son père était ingénieur de formation et sa mère pratiquait le français et la musique. Des deux côtés, les grands-parents étaient des juifs réformés. Son père meurt en 1913 de la syphilis.

En 1924, après avoir passé son Abitur — équivalent du baccalauréat en Allemagne — en candidate libre avec un an d'avance, elle étudie la philosophie, la théologie et la philologie classique aux universités de Marbourg, Fribourg-en-Brisgau et Heidelberg. Élève de Heidegger, de Husserl puis de Karl Jaspers, elle révèle une brillante intelligence et un non-conformisme encore peu commun.

En 1925, sa rencontre avec Heidegger sera un évènement majeur de sa vie, tant sur le plan intellectuel que sentimental. Elle est très jeune, plutôt jolie et voue une admiration sans bornes à son maître, de quinze ans son aîné. Celui-ci, pourtant habitué à conquérir ses étudiantes, tombe sous le charme. C'est le début d'une relation secrète, passionnée et irraisonnée, qui laissera des traces chez Hannah toute sa vie. Mais si la pensée du maître l'impressionne, la position ambigüe de Heidegger à l'égard du judaïsme l'amène bientôt à interrompre leur relation. Elle déménagera à Fribourg-en-Brisgau pour devenir l'élève de Husserl, mais probablement aussi pour s'éloigner de son ancien amant. Puis elle suivra l'enseignement de Karl Jaspers à Heidelberg sous la direction duquel elle rédige sa thèse sur le Concept d'amour chez saint Augustin. Elle restera fidèle à la pensée de Heidegger, par-delà la guerre et l'exil, et se fera l'infatigable promoteur du philosophe, aussi éminent que controversé, aux États-Unis.

En 1929, elle obtient une bourse d'études qui lui permet de travailler jusqu'en 1933 à une biographie de Rahel Varnhagen, une juive allemande de l'époque du romantisme, qui ne paraîtra qu'en 1958. Sous l'influence de Kurt Blumenfeld, président de l'organisation sioniste, elle prend conscience de son identité juive, alors que Jaspers prétendait la faire adhérer à « l'essence allemande » de Max Weber. Chargée par Blumenfeld de recueillir les témoignages de la propagande antisémite, elle est arrêtée par la Gestapo et relâchée faute de preuve.

En 1933, elle quitte l'Allemagne pour la France où elle participe à l'accueil des réfugiés fuyant le nazisme. Depuis Paris, elle milite pour la création d'une entité judéo-arabe en Palestine. Elle facilite l'immigration des jeunes juifs vers la Palestine.

Au début de la Seconde Guerre mondiale et suite à la victoire éclair de l'Allemagne sur la France, elle fuit au sud de ce pays, à Montauban puis effectue divers voyages à Marseille pour y obtenir un visa pour le Portugal. Elle part en train pour ce pays et vit quelques temps à Lisbonne dans l'espoir d'un bateau pour l'Amérique. A l'issue d'une traversée éprouvante, elle gagne les États-Unis en 1941. Dans une situation de dénuement total, devant absolument gagner de l'argent, elle trouve un emploi d'aide à domicile dans le Massachusetts et envisage de devenir assistante sociale. Mais elle décide finalement de regagner New York et y devient billetiste dans plusieurs journaux. Elle sera ensuite professeur de philosophie politique. En 1951, elle publie son livre Des Origines du totalitarisme.

En 1962, lors du procès du chef nazi Adolf Eichmann, elle voit en lui l'expression de la « banalité du mal ».

En 1966, elle apporta son soutien à la pièce de théâtre de l'allemand Rolf Hochhuth, « le Vicaire », œuvre qui déclencha une violente controverse en critiquant l’action du pape Pie XII face à l'holocauste.

Elle meurt le 4 décembre 1975 à New York. Lors des obsèques, son ami Hans Jonas après avoir prononcé le kaddish lui dira : " Avec ta mort tu as laissé le monde un peu plus glacé qu'il n'était"

Interet de son oeuvre:

L'apport majeur de Hannah Arendt est sa réflexion sur la modernité, c'est-à-dire la rupture du fil de la tradition, exposé dans La Crise de la culture. Il s'agit de penser le politique, à savoir le monde qui existe entre les hommes et sa raison d'être dans le monde contemporain, où il est plus que jamais nécessaire.

Ne pouvant rester insensible au monde de son époque, Arendt s'intéressa au totalitarisme et en fit une analyse qui continue à faire autorité, à côté de celle, différente et plus descriptive, de Raymond Aron. Son apport, en mettant sur le même plan stalinisme et nazisme, allait contribuer à systématiser le nouveau concept de « totalitarisme ».

Mais, son apport essentiel réside dans son attitude constante, pragmatique et morale — d'une morale, sans « moraline », selon l'expression de Nietzsche — et son admiration pour la « pensée pure » et sa passion de la « liberté », y compris contre elle-même.

D'abord ardente sioniste, Hannah Arendt évolua progressivement au sujet d'Israël, et exprima son opposition constante à tout enfermement nationaliste et était favorable à un État fédéral mixte judéo-arabe. Elle entre en conflit avec la presse israélienne lors de sa couverture du procès d'Eichmann à Jérusalem au début des années 1960.

Critique de son oeuvre:

Certaines de ses analyses seraient un peu dépassées par l'avancée des recherches ou souffriraient de contradictions et d'un manque de cohérence, comme par exemple celles sur la « république plébiscitaire », sur le rôle de la « populace », sur la « société de masse » comme vivier du totalitarisme, sur le fascisme, de sorte que sa typologie des systèmes totalitaires est aujourd'hui contestée par l'historiographie actuelle. En effet, n'étant pas historienne de formation, elle aurait jugé « le passé et le présent avec beaucoup d'aplomb, à partir d'une conception irréductible de la liberté qui l'honore mais ne l'immunise pas forcément contre les erreurs d'analyse. »
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